Stephen Woolley
Producteur
Stephen Woolley connaît toutes les étapes de la conception d’un film, de sa production à son exploitation. C’est d’ailleurs comme ouvreur dans une salle londonienne qu’il fait ses premiers pas dans la profession avant d’acheter son propre cinéma puis de fonder, avec Nik Powell, Palace Pictures, une société de distribution qui offrira une sortie en Grande-Bretagne aux films étrangers comme Diva, Evil Dead, Paris, Texas ou encore Blood Simple des frères Coen mais aussi une mise en lumière des réalisateurs britanniques Mike Leigh, Ken Loach ou Peter Greenaway.
Il débute sa carrière de producteur avec La Compagnie des loups qui marque la première de ses multiples collaborations avec Neil Jordan. Suivront The Crying Game (avec l’un des plus fameux twists de l’histoire du cinéma), Mona Lisa, Michael Collins, La Fin d’une liaison ou encore Entretien avec un vampire (avec Brad Pitt, Tom Cruise et Antonio Banderas), qui leur vaudront de multiples nominations ou récompenses aux Oscars et dans les plus grands festivals du monde. Ensemble, ils créeront Company of Wolves, une société financée par DreamWorks.
Dénicheur de talents, Stephen Woolley révèle également Michael Caton-Jones avec Scandal et Richard Stanley avec Hardware. En 2002, avec sa partenaire de longue date, la productrice Elizabeth Karlsen, il fonde Number 9 Films et trois ans plus tard, il passe derrière la caméra pour réaliser Stoned qui revient sur les derniers jours de Brian Jones.
En 2010, avec We Want Sex Equality, il remporte le Hitchcock d’Or de la 21e édition du Festival du Film Britannique de Dinard.
En 2019, un BAFTA récompense sa contribution au cinéma britannique.
Thibault de Montalembert
Acteur, doubleur
Pensionnaire de la Comédie-Française de 1994 à 1996 et formé au cours Florent par Francis Huster puis à l’école des Amandiers par Pierre Romans et Patrice Chéreau, Thibault de Montalembert retrouve ce dernier quand il fait ses premiers pas au cinéma dans Hôtel de France. À l’affiche de trois films d’Arnaud Desplechin (La Vie des morts, Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) et La Sentinelle), il inspire les réalisateurs James Ivory (Jefferson in Paris), Michel Hazanavicius (Mes Amis), Bertrand Bonello (Le Pornographe), Rachid Bouchareb (Indigènes et Hors-la-loi), Jérôme Salle (L’Odyssée), David et Stéphane Foenkinos (Jalouse) ou encore Roschdy Zem (Chocolat).
Lola dans Miss de Ruben Alves, maréchal Foch dans le multirécompensé À l’Ouest, rien de nouveau d’Edward Berger ou encore « The Grand Fromage » de Scarlett Johansson dans My Mother’s Wedding de Kristin Scott Thomas, il incarne l’agent artistique Mathias Barneville dans les quatre saisons de la série Dix pour cent devenu le film-événement de la rentrée sur Netflix.
Depuis Coup de foudre à Notting Hill, il est la voix française de Hugh Grant mais est aussi, à plusieurs reprises, celle de Antonio Banderas, Tim Roth, Pierce Brosnan et même celle de Clint Eastwood dans la version restaurée du western culte Le Bon, la brute et le truand.
En 2027, on le retrouvera face à Isabelle Carré dans Les Voeux de Léa Fazer, Ludivine Sagnier et Louise Bourgoin dans Les Poisons de Marc Dugain, et Margot Robbie, Wagner Moura et Omar Sy dans le prequel de Ocean’s Eleven signé Bradley Cooper.
© Céline Nieszawer
Ben Hardy
Ben Hardy compte parmi les meilleurs acteurs de sa génération. Diplômé de la Royal Central School of Speech and Drama de Londres, il passe avec facilité du théâtre prestigieux aux superproductions, en passant par les films indépendants.
Ben a récemment participé au tournage de Eleven Missing Days aux côtés de Felicity Jones et Vincent Cassel, et prépare actuellement la série historique The Cadburys. Il s’est illustré dans de nombreux genres différents, tant au cinéma qu’à la télévision : on a notamment pu le voir dans The Conjuring: Last Rites, qui a réalisé le meilleur démarrage de l’histoire du cinéma d’horreur. Il a auparavant joué dans Love at First Sight de Vanessa Caswill, la comédie romantique la plus regardée sur Netflix en 2023. Sa polyvalence l’a conduit à jouer dans des thrillers (The Girl Before et The Voyeurs) et à participer à des films d’action (X-Men : Apocalypse et 6 Underground).
Toujours prêt à se lancer dans des projets ambitieux, Ben a joué aux côtés de Rami Malek dans Bohemian Rhapsody, incarnant Roger Taylor, le batteur de Queen. Ce film a remporté le Golden Globe du meilleur film dramatique et lui a valu une nomination aux SAG Awards. À la fois sur scène et à l’écran, il a su séduire le public. Au théâtre, on peut citer ses rôles dans The Physicists au Donmar Warehouse et Judas Kiss dans le West End, aux côtés de Rupert Everett.
Ben n’est pas un inconnu à Dinard, puisqu’il a tenu le rôle principal dans Unicorns de Sally El Hosaini et James Krishna Floyd, film qui a remporté à la fois le Prix du public et le Prix spécial du jury Barrière en 2024.
© Iona Wolff
Zoé Adjani
Actrice
L’événement télévisuel de la rentrée 2026 est sans conteste la nouvelle adaptation du classique Le Rouge et le noir. La mise en scène de Gaël Morel a permis à plusieurs générations d’actrices et d’acteurs de redonner vie à l’oeuvre de Stendhal : Virginie Ledoyen, Victor Belmondo, Sophie Guillemin, Fred Testot, Patrick Timsit ou encore Zoé Adjani qui sera membre du jury de notre 37è édition. Révélée onze ans plus tôt par le rôle titre de Cerise de Jérôme Enrico, Zoé s’est aussi prénommée Selma – dont la mère est interprétée par notre présidente du jury Amira Casar – dans Cigare au miel (de Kamir Aïnouz) et Annette, dernier espoir d’un jeune musicien au coeur de la tourmente de la Seconde Guerre mondiale dans Le Choix du pianiste (de Jacques Otmezguine).
Elle a été dirigée par Sofia Coppola dans le spot The Chanel Iconic et par Nicolas Bary dans le clip de la chanson Meet Me by the Gates, interprétée par The Penelopes et sa tante Isabelle Adjani, avec qui elle a aussi partagé un même rôle, à deux âges différents, dans la pièce Opening night, adaptée du film de John Cassavetes.
À la Comédie de Picardie puis au Théâtre des Gémeaux parisiens, elle tient le haut de l’affiche des Caprices de Marianne d’Alfred de Musset dans une mise en scène de Philippe Calvario.
Elle donnera prochainement la réplique à Sandrine Bonnaire dans Filles du Roy de Pascal Plante et à Néven Carron, Félix Moati et François Berléand dans la mini-série de Jean-Pierre Améris Rimbaud- Verlaine, une saison en enfer.
© Thomas Babeau
Amira Casar
Comédienne • Président(e) du jury
Comédienne pluridisciplinaire, polyglotte, Amira Casar grandit entre l’Angleterre, l’Irlande et la France, et étudie au Conservatoire national supérieur d’art dramatique.
Au cinéma, elle tourne dans plus de 80 films. Après La Vérité si je mens (nomination aux César), elle travaille avec des réalisateurs majeurs dont les frères Quay, Catherine Breillat (Anatomie de l’enfer), Carlos Saura, Bertrand Bonello (Saint Laurent), Lucas Guadagnino (Call Me by Your Name, Oscar du meilleur scénario).
Et plus récemment : Sarah Bernhardt, la divine (2024), Honeyjoon (primé au Festival de Tribeca, 2025), La Fête sauvage (2026). Amoureuse des arts, elle est consacrée meilleure actrice au Festival de La Rochelle pour le rôle de Dora Maar dans La femme qui pleure au chapeau rouge, et joue dans plusieurs séries internationales dont : Versailles, Les Sauvages de Rebecca Zlotowski, Une lueur d’espoir (Disney+), La Maison (Apple TV).
Au théâtre et à l’opéra, elle se produit sur les plus grandes scènes et incarne notamment les rôles-titres : Jeanne d’Arc au bûcher, Médée, Perséphone ou Hedda Gabler. En 2015, elle remporte le prix de la meilleure actrice de l’Académie Charles Cros pour le livre audio Trop de bonheur d’Alice Munro, et en 2016, reçoit le titre de Chevalier des Arts et des Lettres.
Les plus grands festivals l’accueillent dans leurs jurys (dont Cannes, en 2019, Semaine de la critique) ou pour présenter ses films.
À Dinard, en 2000, elle remet un Hitchcock d’Or à Billy Elliot et c’est avec un immense plaisir que nous la retrouvons pour présider le jury de cette 37e édition.
Photo © Richard Gianorio